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Courses et Rando 100 % Nature

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Les étudiants de l'ILEPS ont participé bénévolement à l'organisation et à l'événement Ecorun du dimanche 14 octobre 2018. Un départ handisport est donné 5 minutes avant chacune des courses de 7 km, 12 km et 20 km. Une partie des inscriptions est reversée à l’Office National des Forêts pour l'entretien général et de nouvelles plantations. En participant à Ecorun, les participants contribuent directement à l’entretien du patrimoine forestier.

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Internet et mise en visibilité du football féminin en France : entre avancées et paradoxes

par Marie-Stéphanie ABOUNA, enseignante-chercheure à l'ILEPS et publié par Communiquer, revue de communication sociale et publique

La sous-médiatisation du sport féminin est un questionnement récurrent des recherches en sciences sociales. Leurs interrogations reposent principalement sur les médias traditionnels et très peu sur Internet qui se positionne pourtant comme le 2e support médiatique de diffusion sportive. Si le football féminin reste encore faiblement présent dans l’ensemble des médias, il connaît néanmoins une forte croissance depuis quelques années. L’objectif ici est de saisir la portée et les formes de visibilité d’Internet dans un contexte fortement dominé par l’hégémonie masculine. La recherche se fonde sur un suivi des acteurs et actrices du football féminin et sur une observation netnographique des sites Internet spécifiques. La tension entre le genre et la médiatisation du sport féminin montre comment Internet et son poids dans la diffusion du sport pourraient offrir (ou pas) une alternative de mise en visibilité du football féminin et une nouvelle lecture du féminin et du masculin.

Internet and the Visibility of Women’s Football in France: Advances and Paradoxes

The sub-mediatization of women’s sport is a recurrent question in social science research. Issues are mainly based on traditional media and very little on the Internet, which is nevertheless positioned as the 2nd media medium for sports broadcasting. Although women’s soccer still has a weak presence in the media as a whole, it has nevertheless experienced strong growth in recent years. The objective here is to grasp the scope and the forms of visibility from Internet in a context strongly dominated by male hegemony. The research is based on a monitoring of women’s football players and a netnographic observation of specific websites. The tension between gender and the media coverage of women’s sport shows how the Internet and its weight in the spread of sport could (or could not) offer an alternative way of raising the profile of women’s football and a new reading of the feminine and the masculine.

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Les Fédérations sportives face aux défis du vieillissement (FFEPGV : 1990-2017)

Avec la participation de Pierre-Alban LEBECQ, enseignant-chercheur à l'ILEPS

Depuis les années 1990, les préoccupations relatives aux « défis du vieillissement » (Guillemard, 2010) font l’objet d’une attention grandissante de la part des gouvernements successifs. Parallèlement, le mouvement sportif accueille de plus en plus d’adhérents de plus de 60 ans en proposant des activités physiques visant à retarder les effets du vieillissement. C’est le cas de la Fédération française d’éducation physique et de gymnastique volontaire, qui représente aujourd’hui environ 520 000 licencié.e.s dont 198 000 membres de plus de 60 ans, ce qui en fait la fédération la plus importante en France en nombre de « seniors ». Dans une démarche d’analyse de l’action publique, notre problématique consiste à étudier l’évolution des rapports entre cette fédération et le déploiement d’une politique de prévention en vue du « bien vieillir ». Il s’agit ainsi d’observer les formes d’action et de jugement qu’elle met en œuvre face à l’impératif de faire de la prévention par l’activité physique. Les données recueillies soulignent la forte implication de la FFEPGV dans la construction du « problème » (Gusfield, 1981/2009) de la vieillesse et témoignent d’une évolution de ses relations avec le pouvoir politique face à une reconfiguration de l’action publique sous l’angle d’un « new public management » (Bézes, 2012).

Sport Federations and the Challenges of Ageing (FFEPGV: 1990-2017)

Since the 1990s, concerns related to the “challenges of ageing” (Guillemard, 2010) have received growing attention from successive governments in France. In parallel with this, the sport community has seen increasing growth in membership of those over the age of sixty, as a result of offering activities aimed at reducing the effects of ageing. This is the case of the Fédération française d’éducation physique et de gymnastique volontaire (FFEPGV: the French Federation for Physical Education and Voluntary Gymnastics) which has 520,000 members, 198,000 of whom are over 60; this has made FFEPGV the federation with the largest number of “senior” members in France. In an effort to analyse the effects of public action, we have studied the development of relationships between the FFEPGV and the implementation of a preventative public policy designed to promote “ageing well”. To this end, we examine the forms of action and judgement that have been set up in response to the directive to encourage prevention through physical activity. Collected data highlight the extent to which the FFEPGV has been involved in constructing the “problem” of ageing (Gusfield, 1981/2009) and show how its relations with political powers have evolved in light of the reconfiguration of public policy to reflect a “new public management” approach (Bezes, 2012).

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Foot Inrocks MSA ILEPS

Interview de Marie-Stéphanie ABOUNA, enseignante chercheure à l'ILEPS

Capture

Disponible dans Les Inrockuptibles 2 L'Autre Football (81 - 25/05/2018)

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20180412 ILEPS Campus Day

Félicitations aux étudiants de l'ILEPS pour leur participation et leur victoire

Le Campus Day, organisé par le Conseil Etudiant de Cergy-Pontoise (CECP), réunit chaque année les écoles d'enseignement supérieur de l'agglomération pour un tournoi sportif. Les étudiants de 11 établissements (EISTI, IFSI Pontoise, ITESCIA, ISTOM, EPSS, ENSEA, EBI, Université de Cergy-Pontoise, HOLISTEA, ECAM-EPMI et ILEPS) ont soutenu leurs équipes pendant les rencontres sportives (volley-ball, handball, rugby, basket-ball, football, natation, athlétisme, pom-pom). Particularité du concours, le Challenge Ambiance prend en compte la participation des supporters, les chants, les déguisements, l'enthousiasme et les résultats aux activités proposées en plus des épreuves sportives.

Les Ilepsiens ont remporté la compétition, avec notamment une première place pour l'équipe des cheerleaders (pom-pom). 

20180412 ILEPS Campus Day 23

20180412 ILEPS Campus Day 22

20180412 ILEPS Campus Day 26

20180412 ILEPS Campus Day 31

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20180322 ILEPS Ouest France MSA

"Le football féminin souffre cruellement d'un manque de moyens"

Dossier par Virginie BACHELIER publié sur le site de Ouest France le 18 mars 2018 avec la participation de Marie-Stéphanie ABOUNA, enseignante-chercheure à l'ILEPS

La récente grève des joueuses guingampaises a mis en lumière les conditions d’exercice des footballeuses de l’élite féminine. Bien loin du quotidien de leurs homologues masculins.

« Les footballeurs sont trop payés ». Qui n’a jamais entendu ça ? Une chose est sûre en tout cas, cette phrase ne s’accorde pas au féminin. En France, certaines joueuses de première division ne sont même pas payées du tout. D’autres le sont, mais pas assez pour en vivre correctement, malgré un niveau de performance suffisant pour leur ouvrir les portes de la sélection nationale.

Le problème n’est pas nouveau, mais il a fini par éclater au grand jour un soir de février, quand les Guingampaises ont décidé de boycotter l’entraînement auquel devait assister Corinne Diacre, entraîneure de l’équipe de France. Une grève sous forme de protestation plus large que celle des salaires.

Les conditions d’entraînement, les moyens mis à disposition sont aussi montrés du doigt. Comme ces allers-retours à Saint-Brieuc pour les séances ou ces interminables déplacements en car. « Imaginez que ces filles-là, elles arrivent à performer comme ça, avec 36 heures de bus dans les jambes, explique une source proche des joueuses. Elles arrivent le lundi matin à 6 h, elles reprennent le boulot à 9 h pour la plupart… Pour gagner 150 euros brut par mois pour certaines, les plus hauts salaires n’excédant pas 2 000 euros brut. La plupart des filles sont dans une précarité extrême. Elles survivent, chaque mois, avec un petit boulot d’appoint à côté. »

Deux vitesses et un fossé

Une réunion dans la foulée avec le président d’En Avant, Bertrand Desplat, a fini par calmer le jeu. Fred Legrand, vice-président et directeur commercial, a été nommé président délégué à la section féminine jusqu’à la fin de saison, un poste qui n’avait pas été remplacé après le départ, l’année précédente, de Gilbert Castel. Les choses vont-elles évoluer pour autant ? « Je sais très bien que rien ne va changer », prédit la source proche des Guingampaises qui, elles, ne s’expriment plus sur le sujet.

Le cas des Costarmoricaines n’est pas isolé. Si la D1 féminine tourne à deux, voire trois vitesses, c’est parce qu’il existe un écart abyssal entre les conditions d’exercice des Lyonnaises, Parisiennes et Montpelliéraines, et des autres. Quand les unes sont toutes professionnelles, bénéficient des infrastructures de leurs homologues masculins et flirtent, pour les meilleures, avec des salaires à cinq chiffres, les autres s’entraînent sur des terrains pas toujours de première fraîcheur, le soir, après une journée de travail loin des pelouses.

« Il y a toujours ce fossé entre l’OL et le PSG, et le reste », constate Marie-Stéphanie Abouna, enseignante-chercheure, qui travaille notamment sur la féminisation du football.

Malgré ses plus de 160 000 licenciées, l’armoire à trophées européens bien garnie des Lyonnaises, et des discours encourageants, la femme reste le parent pauvre du ballon rond dans l’Hexagone. Avec un petit million de droits télévisés pour la D1, quand la Ligue 1 rêve de bientôt atteindre le milliard, le contexte économique séparera toujours considérablement les deux sexes.

Mais le foot féminin ne demande pas de rattraper les hommes. Juste de s’harmoniser dans des conditions décentes. « Ça change petit à petit, mais je pense que la Fédération doit continuer ses démarches, préconise Marie-Stéphanie Abouna. Il faut une volonté institutionnelle. Mais il ne faut pas que ce soit « un pas en avant, un pas en arrière », qu’il y ait des discours officiels mais pas les moyens derrière. On a la recommandation de la création d’une équipe féminine dans chaque club pro, mais on voit bien que ça traîne un peu des pieds. Les équipes féminines n’ont pas du tout le même statut partout. On peut légiférer, mais il y aura toujours des clubs qui vont préférer payer des amendes plutôt que de créer une section féminine. »

Le nerf de la guerre, comme partout, restera toujours l’argent. Jean-Michel Aulas s’enrichit-il vraiment grâce à sa brillante équipe féminine ? Sûrement pas, mais en réinjectant chez les filles l’argent généré par la Ligue 1, il offre, en plus d’une belle image au club, la possibilité aux joueuses de grandir. Le jeu en vaut la chandelle.

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